
Grand discours, magnifique ambiance au Bourget, pour le premier meeting de campagne de François Hollande. Il a soulevé l'enthousiasme des militants et responsables - plus de 20 000 d'après la presse - qui ont maintes fois applaudi à tout rompre ses déclarations empruntes de sincérité, de volonté, d'exigence, d'ambition pour la France...
La réussite est telle, n'en déplaise à l'UMP, que les commentateurs de BFM TV et de i>TELE - peu indulgents d'habitude avec la gauche - ont salué le discours de François Hollande, reconnaissant qu'il était de nature à enthousiasmer son électorat et l'identifiant comme fondateur d'une candidature à la Présidence de la République, à l'égal du discours du 14 janvier 2007 pour Nicolas Sarkozy.
Que François Hollande dise les raisons d'être candidat à la Présidence ; qu'il parle avec émotion de son parcours ; qu'il nomme le véritable adversaire que nous avons à combattre : le monde de la finance... Qu'il fixe les objectifs pour l'Europe, la nécessité de refonder un pacte avec l'Allemagne, les voies de redressement de la France, l'exigence d'égalité et de justice, le rassemblement des Français autour du récit républicain... Nous avons retrouvé l'image de la France que nous aimons.
Il faudra revenir sur les thèmes abordés dans cette intervention d'une heure et demi, tous importants ; et aussi sur les mesures annoncées : elles sont porteuses du rétablissement de l'espoir pour les classes populaires et les classes moyennes.
Pour l'heure, réjouissons-nous de réentendre une parole vraie, simple, galvanisante, qui réveille le rêve de la Révolution.