
M. Berger intervient sur deux sites Internet : celui de l'UMP à Clamart et celui de l'association "Ecouter pour agir", qui est une sorte de site personnel. Rappelons que le vrai nom de cette association semble être "Association de Financement du Parti Politique Ecouter pour Agir" (déclarée à la sous-préfecture d'Antony le 11 juillet 2008). Une association dont l'ambition est le rassemblement "au-delà des frontières politiques" mais qui finance un parti dominé par une figure locale de l'UMP, cela ne devrait tromper personne. M. Berger ferait mieux d'établir un vrai site personnel, ce serait moins, comment dire - sournois.
Dans son article (au titre si solennel et gaulliste en diable qu'il fait sourire*) du 22/03 publié sur le site de l'association sus-nommée, tout tourne autour de la personne de M. Berger et de la ville de Clamart. M. Berger commence par remercier les électeurs clamartois (pourquoi particulièrement ceux-ci ?)
"qui nous ont accordé une nouvelle fois leur confiance". Il serait intéressant de préciser quel est ce "nous". Mais rapidement M. Berger passe à "son" élection. Il remercie tous les électeurs qui l'ont soutenu. Mais non M. Berger, il ne s'agissait pas d'une élection de votre personne, ni d'une liste dont vous auriez été le leader. On ne peut guère déduire quoi que ce soit des résultats régionaux de ce scrutin vous concernant personnellement (pour ce qui concerne les résultats à l'échelle communale, voir l'article de Guifette...). Plus ennuyeux à mes yeux, M. Berger annonce :
"Je serai le Conseiller régional de tous les Clamartois". C'est à mon avis un non-sens, et presque un dévoiement de la fonction d'élu dans une assemblée territoriale. Un non-sens, car Clamart ne correspondait pas à une circonscription électorale. Un dévoiement, car un élu dans une assemblée n'a pas pour fonction d'y défendre les intérêts des électeurs de la circonscription qui l'ont mandaté. C'est mélanger les intérêts et confondre les mandats (au fait M. Berger, comment allez-vous expliquer à "vos" électeurs si horrifiés par les candidatures successives de M. Kaltenbach, que vous soyez vous-même si souvent candidat ?). Un conseiller régional est élu pour travailler à l'échelle régionale, pas pour servir les intérêts de la commune où il réside, qu'il ambitionne ou non d'en devenir le premier magistrat.