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Écrit par Pierre RAMOGNINO
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Lors du conseil municipal du 27 janvier dernier, M. Jean-Didier Berger, responsable local de l’UMP, s’est rendu coupable de deux dérapages verbaux particulièrement graves. Alors que le conseil municipal évoquait l’inauguration prochaine de la place Aimé Césaire et le dévoilement d’une plaque en l’honneur du grand poète antillais, Jean-Didier Berger s’est opposé à cette décision en arguant que la mairie ne rendait hommage qu’à des personnalités qui n’avaient rien à voir avec la population de Clamart. Pour M. Berger, si on est noir, et quels que soient ses mérites, on ne devrait pas être honoré ? Et d’où faut-il venir et de quelle couleur de peau doit-on être pour faire partie de la population de Clamart selon M. Berger ? Non seulement ces propos inacceptables montrent l’inculture notoire de leur auteur par rapport à l’œuvre d’Aimé Césaire, un des plus grands poètes de langue française qui, en plus, a habité quelque temps au Petit-Clamart, mais sont une véritable insulte à l’égard de nos concitoyens d’origine antillaise. Continuant dans ses dérives, et alors que le maire de Clamart, Philippe Kaltenbach, venait de dénoncer le fait que la ville du Plessis-Robinson avait débaptisé des rues au nom de résistants communistes, comme celle de Boulanger, fusillé par les nazis, M. Berger a justifié cette mesure en indiquant que le maire du Plessis n’avait fait que rendre leur nom d’origine à ces rues et que de toutes manières « certains résistants communistes, soit-disant fusillés par les Nazis, étaient en réalité morts, avant la guerre, dans leur lit ».  Quand on connaît l’importance de la résistance dans la libération de notre pays et le prix payé, celui du sang, par les résistants dont un grand nombre étaient en effet communistes, on ne peut être qu’indigné par ces propos. On rappellera à M. Berger, que le président de la République lui-même a rendu un hommage à la résistance communiste en honorant par exemple la mémoire de Guy Môquet, jeune résistant de 17 ans fusillé par les nazis. A l’inculture, M. Berger ajoute l’oubli et le mépris de l’histoire ce qui est au fond la même chose. Les propos de M. Berger, véritable insulte à Césaire et aux Antillais et affront aux résistants, tenus qui plus est au sein même du conseil municipal sont tout simplement inacceptables. M. Berger doit les retirer et s’en excuser publiquement.
Pierre Ramognino, historien, Conseiller municipal
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