|
Les têtes pensantes de l’UMP nous ont habitués depuis longtemps à leur doctrine, qu’on caricature à peine par la formule « PRENONS AUX PAUVRES POUR DONNER AUX RICHES »...
L’accumulation des franchises médicales, contributions, déclassement de médicaments et augmentation du forfait hospitalier pèse évidemment plus sur les classes moyennes et pauvres.
Le Parlement « par équité » a voté l’imposition d’une partie des indemnités des accidentés du travail : un ministre allant jusqu’à évoquer « les entorses sur le trajet » ! Mais pas les mutilations, les traumatismes, les infirmités définitives : les accidents les plus nombreux qui déclassent le travailleur et qui conduisent à une baisse du salaire au moment de la reprise - quand ce n’est pas au chômage. Jusqu’aux indemnités des travailleurs atteints par le drame de l’amiante (dont on ne sait pas encore combien de morts il va entraîner) qui sont attaquées !
Pendant ce temps-là, les impôts sont limités pour les très, très riches. On leur rend même de l’argent ! Les droits de succession disparaissent ! Des niches fiscales éhontées subsistent !
Et dans notre beau département des Hauts-de-Seine, qu’en est-il ? Monsieur Devedjian, Président du Conseil Général, vient de décider - sans consulter l’Assemblée - que les 25 000 RMIstes du 92 ne recevront pas de prime de Noël en 2009. Instituée en 1999, elle ne sera pas reconduite, au prétexte « qu’il s’agissait d’une aide exceptionnelle » rendue caduque par la refonte des aides sociales autour du Revenu de solidarité active (RSA).
Une fois de plus l’UMP fait des économies en rognant sur le budget social dans un moment de crise. Le département le plus riche de France est-il aussi le plus cynique ?
Source: Nouvel Observateur
|