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À l’occasion du bilan de mi-mandat de Monsieur Sarkozy, il convient de s’intéresser au travail réellement réalisé par notre député UMP de la 12e circonscription des Hauts-de-Seine, Monsieur Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon. On se souvient que ce dernier a été élu de justesse, après la condamnation de Monsieur Philippe Pemezec à un an d’inéligibilité en novembre 2007.
Grâce aux nouveaux moyens d’information, nous pouvons suivre en temps réel l’activité des députés à l’Assemblée nationale.
Dans le cas de Monsieur Schosteck, c’est avec un certain abattement que l’on constate que ce maire, président de la communauté enclavée de communes Châtillon–Montrouge et autres occupations électives, âgé de plus de 67 ans, se fait seulement le porte-parole zélé de divers lobbies assidus à l’Assemblée
En matière de questions orales, Monsieur Schosteck s’est contenté de poser LA question orale traditionnelle de tout nouvel élu à l’Assemblée. Pour faire honneur à la majorité UMP à laquelle il appartient, Monsieur Schosteck s’est illustré en proclamant haut, clair et fort, que les Français n’ont aucun problème de pouvoir d’achat ni de chômage, aspects passés au plan accessoire et auxquels le gouvernement ne saurait s’attacher. L’ensemble de nos concitoyens actuellement affectés par des difficultés de fin de mois, le chômage et qui s’interrogent sur la pérennité de leur emploi apprécieront le fait que pour Monsieur Schosteck, ces inquiétudes sont secondaires.
En séance, lorsqu’il daigne être présent, il n’intervient que par grognement, du genre « très bien », « c‘est déjà ça », mais non », « vous voulez couper des têtes ». Seules deux lois ont vraiment eu l’honneur d’une intervention, essentiellement en matière de sûreté, participant ainsi au désastreux bilan de Monsieur Sarkozy en la matière et à l’empilement des textes toujours plus liberticides sans aucun résultat.
En revanche, Monsieur Schosteck n’a pas manqué de s’agiter pour relayer les intérêts de groupes de pression privés, posant de nombreuses questions écrites (c’est-à-dire se contentant, grâce à la plume alerte de ses lobbyistes et attachés parlementaires, de signer des demandes parfaitement orientées afin de faire prévaloir des intérêts économiques particuliers). En signant pas moins de 20 questions écrites sur des sujets aussi sensibles que la convergence des tarifs hospitaliers publics sur ceux des cliniques privées, le bénéfice des droits successoraux du conjoint survivant lors d’un remariage, la nécessité d’obtenir des délais de cotisation pour les sociétés d’exercice libérale, c’est-à-dire les professions indépendantes lucratives à défaut des salariés, le besoin de loger ces personnels de gendarmerie qui se dévouent aux causes de la sécurité publique quand tant d’autres tentent de violer la loi, la lourde charge pour les copropriétés, de devoir assurer la sécurité à leurs locataires qui s’aventurent dans les ascenseurs à la technologie obsolète.
De la même manière, il a cosigné un grand nombre de propositions de loi préparées par ses petits camarades.
Il s’est donc contenté de signer les textes proposés soit par ses collègues, soit par des groupes de pression, sans jamais de sa propre initiative défendre les intérêts des habitants de sa circonscription.
Nous espérons de tout cœur que le poignet de Monsieur Schosteck ne se ressent pas de ces signatures à la chaîne. Il ne faudrait pas qu’il souffre de troubles muscolo-squelettiques dus à la répétitivité du geste et l’effort excessif de la signature de propositions de lois de lobbies extérieurs. A l’heure où le gouvernement Sarkozy et les députés UMP fiscalisent les indemnités pour accident du travail, il risque d’y perdre la santé et les revenus.
Nous regrettons toutefois que la République finance actuellement la retraite de Monsieur Schosteck, dont la seule utilité sociale consiste à défendre les intérêts des lobbies au détriment de ceux des concitoyens.
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