
Eh oui, le mois d'août est à la fois le cœur de la pause estivale et l'annonce inéluctable de la fin des beaux jours.
Quant au pouvoir sarkozyste, il s'enfonce dans une sorte de caricature de lui-même. Tous les jours ou presque, de nouveaux excès sont commis dans l'affirmation de nouvelles dispositions répressives, punitives, inégalitaires. Nous connaissons l'inefficacité de cette approche, inefficacité prouvée et démontrée avec brio et entêtement par N. Sarkozy depuis 8 ans. C'est pourquoi nous restons bouche bée devant ces voyous incultes qui paradent dans les allées du pouvoir et annoncent doctement des mesures ahurissantes. Un jour c'est la sanction de privation de nationalité ciblée vers les citoyens d'origine étrangère, en violation flagrante de l'article 1 de la Constitution. Le lendemain c'est la proposition de sanctionner pénalement les parents des enfants délinquants, en violation du principe démocratique universel selon lequel ces sanctions ne peuvent s'appliquer qu'aux délinquants eux-mêmes.
Nous connaissons le but électoraliste à peine caché de cette obsession sécuritaire. Cela doit nous laisser sereins, car nous savons que cette tentative de récupération de l'extrême droite est dérisoire et vouée à l'échec, tant les électeurs du Front national figurent au premier rang des déçus du "Sarkozysme" et de ses tartarinades.
Nous savons aussi que le but principal consiste à agiter des chiffons rouges devant notre nez dans l'espoir que cela nous détournera des autres enjeux importants et des affaires qui dérangent. C'est à nous de déjouer ce jeu de communication. C'est la gauche qui doit remettre encore et encore l'affaire Bettencourt-Woerth sous les projecteurs, parce que la gauche refuse que les riches et les puissants fassent leurs petites affaires ensemble pendant que la France souffre. C'est la gauche bien sûr qui doit maintenir une pression implacable pour que les volets les plus odieux et injustes de la réforme des retraites soient abandonnés.
Que ce soit sur la plage ou sur les pavés, la gauche monte la garde et travaille pendant cet été 2010.
Dommage pour elle que l'équipe au pouvoir ne s'intéresse pas aux livres anciens. Elle y apprendrait par exemple, que le Capitole est proche de la roche Tarpéienne. Ce proverbe, hérité de la République romaine, peut encore servir !