Beaucoup de monde à la commémoration clamartoise cette année : beau temps, calendrier propice.
Une intervention exemplaire du président de l'association des musulmans de Clamart : rien que trois phrases, pleines d'humanité et de dignité.
Un discours de haute tenue prononcé par le Maire.
Philippe Kaltenbach, revenant sur l'effondrement militaire dramatique de 1940, a notamment souligné un fait dont nous n'avons pas toujours bien conscience, et sur lequel le Général de Gaulle n'avait pas insisté d'ailleurs ni dans son appel ni plus tard. C'est que la France n'a pas été battue par suite de la faiblesse numérique des armées, ni par insuffisance des armes lourdes. Dans le domaine du réarmement, le gouvernement de Front populaire avait fait son devoir.
La véritable raison du naufrage semble bien être la nullité du haut commandement français. Ces généraux chamarrés, qui avaient peut-être été d'honorables lieutenants-colonels pendant la première guerre mondiale, n'avaient rien appris, rien lu, rien réfléchi, rien imaginé. Arcboutés sur leur savoir désuet et sur la ligne Maginot, ils se croyaient invincibles. Hélas !
Ne pensez-vous pas qu'il y a une leçon à tirer ? Aujourd'hui, la droite est à bout de souffle, son champion est groggy dans les cordes, on a le sentiment que la victoire va tomber dans nos mains comme un fruit mûr.
Alors c'est le moment de dire à nos dirigeants qu'il ne doivent pas s'endormir, et qu'ils ne doivent en aucun cas se borner à défendre des lignes Maginot du passé. Evidemment qu'il y a des acquis sociaux qui sont en danger et qu'il faut défendre, nous sommes là pour cela ! Mais si nous nous crispons de façon rigide sur l'existant ou ce qui en reste, nous n'allons pas gagner. Ce qu'il nous faut, c'est certes de la motivation, de l'union ; mais aussi la connaissance, la compréhension du contexte ; et aussi l'imagination, et aussi l'audace.
Le PS tient des conventions, débat, réfléchit ; c'est le moment de passer le message.
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