Mr Pemezec affirme aujourd’hui sur son Blog à propos de la dégradation de la note de la France par S&P, je le cite « Un autre jour s’est levé et rien n’a changé fondamentalement » ; et plus loin « Nous avons perdu le triple A ? Et alors ? »
Dans ses propos Mr Pemezec ne fait que reprendre les propos de tous les membres du gouvernement qui, après nous avoir expliqué que la perte du AAA serait une catastrophe pour la France, nous disent aujourd’hui : Braves gens dormez bien, tout va bien !
La vérité c’est que la France avait déjà perdu son AAA depuis plusieurs mois ! C’est la seule raison de l’absence de réaction des marchés.
(Lire ci-dessous « La France a perdu son AAA » du 21 novembre 2011 )
Dans la foulée de la perte du AAA de la France, Réseau Ferré de France
(RFF), l'Unedic, la Cades et l'AP-HP sont dégradés à AA+, par S&P, avec une
perspective négative sur la note, après la dégradation d'EDF et de sa filiale
RTE, ainsi que celle de la SNCF. S&P place la note A+ d'Aéroports de Paris
(ADP) sous perspective négative, descend la note d'EDF et de RTE de AA- à A+ et celle de la SNCF de AA+ à AA.
Franchement, c'est vrai, pourquoi
s'inquiéter ??? On n'aurait pas dû faire de bruit autour de la perte du AAA...
Il est rigolo Pemezec tout comme Sarko; il y a quelques mois les mêmes parlaient du triple A comme d'un trésor national, que si on le perdait c'était super méga grave on risquait je ne sais pas quoi (un truc au moins aussi grave qu'une pluie de sauterelles ou la transformation de l'eau de la seine en jus de boudin).
Que les gens de gauche étaient des inconscient de dire que ce n'était pas si grave et qu'il était urgent de revoir les mécanismes de notation.
En tout cas pour la droite il fallait tout sacrifier à la volonté et aux attentes des marchés, ce qu'ils on crus faire, en oubliant qu'un marché financier ça n'attend rien ça n'a pas de volonté; ça louvoie au gré des vents.
Leur devise est vraiment la maxime de Pierre Dac: "Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux grand principes de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir".
Heureusement pour ces zozos le ridicule ne tue pas sinon ils seraient depuis longtemps sous la terre, ils restent juste en dessous de tout.
Et encore, on a échappé cette fois à l'argument de la bande à sarko lorsque les agences ont commencé à émettre des doutes sur la situation de la France:"Les agences ont peur que François Hollande arrive au pouvoir"!Cette fois-là ils s'étaient surpassés dans la connerie et je m'étonne qu'ils ne la ressortent pas aujourd'hui!
Si j'étais robinsonnaise, je trouverais mon maire plus que léger de négliger la perte du AAA. Peut-être ne sait-il pas ce que j'apprends dans la presse : "une entreprise avec un fort capital public ou une collectivité ne peuvent pas être mieux notées que l'Etat lui-même." Ce qui veut dire que le prochain emprunt du Plessis Robinson pourrait coûter plus cher à la collectivité... et donc aux habitants.
La perte d'un A avait été anticipée par les marchés, mais la perte maintenant effective entraîne un tas de conséquences qu'on découvre au fil des articles. Et c'est notre pouvoir d'achat qui risque d'y laisser des plumes.