En plein été, on a envie de penser à autre chose. Pourtant, cette histoire de bonus aux traders, c'est intolérable, ça empêche un peu de dormir.
Admirons à quel point nos grandes banques affirment leur autonomie. Du bout des lèvres, elles acceptent que l'Etat les dépanne en cas de gros temps. Mais que la puissance publique prétende introduire un minimum de morale dans les rémunérations, bonjour l'indignation. Nos grandes banques ne mangent pas de ce pain-là. Elles ne savent manger que de la brioche, d'ailleurs.
Alors puisque ces dirigeants illustres sont sourds à tout plaidoyer sur ce qui est bien et ce qui est mal, comment leur passer un message ?
Auraient-ils conservé par chance une petite sensibilité du côté du portefeuille ?
Nous, nous les citoyens, connaissons les noms de ces banques qui persistent à couvrir d'or leurs spéculateurs maison. Alors qu'est-ce qui nous force à leur apporter nos économies ?
Ils y a d'autres banques de détail, dotées de nombreux guichets, vers lesquelles nous pouvons nous tourner. Certaines limitent leur activité à la banque de détail, et alors la question des traders couverts de bonus ne se pose pas puisqu'elles n'ont pas de traders ; d'autres banques ne disent rien : on pourrait dans un premier temps leur laisser le bénéfice du doute…
Imaginons que les PDG de la BNP-Paribas ou de la Société Générale consultent le site du PS à Clamart. On leur souhaite par hygiène mentale, bien que ce soit peu vraisemblable. Leur viendrait-il à l'idée de crier à l'appel au boycott ?
Qu'ils se rassurent, il n'en est rien. Simplement, nous plaidons avec ardeur pour une "concurrence libre et non faussée", et nous proposons que parmi les critères de compétition entre banques figure en bonne place la modération des rémunérations des employés de ladite banque.
A au cas où nous serions accusés de mauvaise foi, alors ce serait de la calomnie n'est-ce pas, et on enverrait du papier bleu !
Bonne idée nous pourrions même boycotter les banques privées et confier notre argent à des banques publiques.
Bon cela ne court pas les rues surtout si on cherche avec des agences un peu partout mais cela existe. Eh oui ils ont même des succursales dan la plus part de nos charmantes agglomérations.
Deux choix:
1° La banque postale mais avec les bruits de privatisation et de fermetures de bureaux cela risque de ne pas résister aux paramètres de public et présence.
2° Le trésor Public la à moins d'une spirale néo libérale complètement démente je vois mal l'état privatiser le trésor public (en plus il faudrait rebaptiser). Je ne vois pas bien non plus l'état fermer les agences (perceptions) sauf cataclysme super libérale bien sur.
S'agissant du Trésor Public, seul les employés de cette administartion peuvent disposer d'un compte... reste donc La Banque Postale qui avec son changement de statut en société anonyme reste une banque dont la totalité du capital est public.
La banque de détail constitue l'essentiel de son activité avec des tarifs parmi les plus bas sur le marché.
C'est peut être ce qui explique qu'en 2007, le résultat net de cette banque se limitait à 800 M€ alors que la Société Générale atteignait plusieurs milliards malgré l'affaire Kerviel.
Il est donc naturel que La Banque Postale diversifie ses activités financières via ses filliales et LBPAM.
Pour autant auncun "actif pourri" ne vient pollué ses activités.
Ainsi, il existerait des traders corrects....
Merci Patrice, j'avais zappé qu'il n'était plus possible d'ouvrir un compte au trésor public depuis décembre 2001.
Il existe des traders corrects dans un peu toutes les salles de marchés. Par contre il y aurait à redire sur les modes de rémunération dans les établissements financiers ou primes et bonus pullulent et ou parfois la participation au bénéfices n'est reversés qu'a de petites parties du groupe comme chez NYSE.
Il y a le Crédit Coopératif qui parait-il est "solidaire". Les agences ne pullulent pas partout, donc pour les comptes-courant ce n'est pas bien pratique.
C'est vrai qu'on a envie d'aller vers des banques "correctes", mais voilà, à part la banque postale, je ne vois pas bien où aller.