Que restera-t-il de cette semaine dans les manuels d'histoire ? Pour la France, pas grand-chose.
Le Président voulait faire son spectacle, il en avait le pouvoir, il l'a fait. Sonnez trompettes ! Dommage que le discours n'ait pas été à la hauteur du décor.
Il parait qu'il y a eu un remaniement. A l'exception des quelques dizaines de personnes directement concernées, on ne va pas s'éterniser là-dessus. Les gazettes ont beaucoup glosé sur l'arrivée de F. Mitterrand rue de Valois, à cause de son patronyme. Elles auraient mieux fait de signaler la seule chose significative : le ministre en charge de la culture est désormais une personne que le souffle de la culture anime, et c'est une bonne nouvelle. La nomination de Christine Albanel (qui n'en pouvait mais) était une erreur. Le Président de la République, qui est responsable de tout, a donc commis cette erreur. S'en est-il aperçu ? Ce n'est même pas sûr. Il a mis deux ans pour la corriger ; mieux vaut tard que jamais.
La seule annonce notable de la promenade versaillaise est le lancement d'un "grand emprunt". Là, par contre, ce n'est pas une bonne nouvelle. Remplacer le flux continu d'émission d'obligations par un emprunt public, cela équivaut à boucher un trou avec de la terre qui provient d'un trou que l'on creuse à côté du premier. Ca ne vous rappelle rien dans notre littérature ? Notre Président, qui n'aime pas la princesse de Clèves, apprécie au moins le sapeur Camember.
En vérité, ce gouvernement de droite, qui tient à présent avec aplomb, avec culot comme on voudra, un discours faussement teinté de ferveur jaurésienne, est en train d'abdiquer toute prétention à une gestion sérieuse des affaires publiques selon la tradition de ce courant politique.
Le premier ministre, parlant d'un Etat en quasi faillite, avait anticipé : malheureusement le chef de l'Etat nous y conduit, et nous y courons. La loi TEPA, les baisses de TVA on rogné les marges : les déficits filent à présent à une vitesse vertigineuse. Il nous revient de sonner l'alarme sur cette évolution, qui devient vraiment angoissante. Quel Gouvernement aura pour tâche de remonter toute cette pente que N. Sarkozy nous fait débouler si vite ?
Les manuels d'histoire retiendrons de cette semaine probablement deux choses les décès de Fara Fossett et de Michael Jackson.
Plus sérieusement les évennements ignobles qui se déroulent en Iran avec la mort de Neda froidement abattue probablement (en tout cas c'est ce qui est pointé par un médecin iranien présent sur les lieux) par les milices islamiste bassidj voir article nouvel obs à l'adresse http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/internati onal/20090626.OBS2112/un_nouveau_temoignage_accuse _la_milice_devouee_a_ahmadi.html )
A part ça le nouveau ministre de la culture c'est plutôt une bonne nouvelle en espérant qu'il puisse mener une politique culturelle digne de ses deux prédécesseurs que furent André Malraux et Jack Lang.
ce remaniement était tout à fait adapté à la saison, genre examens universitaires : passage dans le niveau supérieur, collés-reçus, ajournés, rattrapage, réorientation.
Seule question interesante : et ça change quoi ?
Mais rien mon bon monsiuer, le 1er ministre en titre l'a clairement dit : il n'y aura pas de discours de politique générale du Premier d'entre eux car il n'y a pas de changement!
Et tout ce ramdam à la culture confirme bien cette affirmation : F. Mitterand rempalce C. Albanel, mais c'est le même profil qui est nommé, des cultureux, sans appréhension de la Nation et la politique générale. F. Mitterand étant seulement plus mondain que C. Albanel, c'est à dire un peu plus bling-bling.
Sur ce sujet, je trouve que Sarkozy se chiraquise : son ministre devra parler aux sommités de la culture, sa mission ne consiste pas du tout à conduire une politique culturelle. Ca, ça se passera à l'Elysée.
Effectivement Amicus à raison ce n'est qu'une partie de chaise musicale. Pour la culture ce qui est plus inquiétant c'est que les rumeurs sont croissante sur la nomination au poste de secrétaire d'état à la culture de Frédéric Lefebvre et la à part servir de chien de garde pour le neuveu de Tonton je ne saisi pas bien ce qu'il pourrait apporter à la culture.
Un dictionnaire des injures politiques, peut-être ? Un recueil d'hyperboles ? Ou un traité de l'interprétation venimeuse des propos d'autrui ? Il est maître en la matière...