Elle est à toi, cette chanson, Toi l'auvergnat qui, sans façon, M'a refusé quelques arpents Pour accueillir mon campement ;
Toi qui m'as fait expulser quand Les Français bien intentionnés, Même chômeurs, même indigents Plaidaient pour la fraternité ;
Ce n'était qu'une action honteuse, Mais elle a souillé leur honneur ; Et son souvenir dans leurs coeurs Brûle d'une lueur sulfureuse.
Toi l'auvergnat, quand tu mourras, Quand le croquemort t'emportera, Qu'il t'emmène au bout de la nuit, Vers l'oubli.
p.c.c. Georges Brassens.
NB.1 : Seule une licence poétique permet de s'adresser à Brice Hortefeux en l'appelant "toi l'auvergnat", puisqu'il est né à Neuilly en 1958. Cependant il a émargé comme conseiller régional d'Auvergne de 1992 à 1999, puis à partir de 2004.
NB.2 : potes auvergnats, ne vous sentez pas visés, vous n'avez dans cette affaire aucune responsabilité collective. On est d'ailleurs en plein dans le sujet : comme écrit le philosophe Joël Roman, "la véritable force de la démocratie est de refuser d'entrer dans le jeu à connotation raciste consistant à faire porter par une collectivité tout entière la responsabilité de fautes commises par certains de ses membres". Pauvre Brice à qui personne n'a jugé utile de dévoiler la véritable force de la démocratie ! A moins qu'on ne lui ait dit et qu'il ait oublié.