L'agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs ANDRA vient de publier au 30 juin 2009 l'inventaire national des déchets radioactif attention il y a du Becquerel dans l'air:
Le total des déchets radioactifs recensés représente (ou représentait au 31 décembre 2007 puisque c'est la la date retenue par l'ENDRA) la bagatelle de 1,15 millions de mètres cubes. De quoi remplir 385 piscines olympiques. Bien sur ils ne sont pas stockés dans des piscines mais dans des conditionnements spécifiques, enfin pour 70% d'entre eux, les 30 % restants, bien que n'occupant pas les bassins de natation, attendent des solutions de stockage appropriés à leur dangerosité!
L'origine des déchets est diverse, 62% provient de la production d'électricité, 17% des labos de recherche, 17 % de la défense, 3% de l'industrie et 1% du médical.
La plus grande majorité, 68,8% du volume des déchets, est dite de « faible et moyenne activité à vie courte ». Ils perdront la moitié de leur radioactivité dans les 31 ans et ne présenteront plus de risques au bout de 300 ans. Ils représentent 0,03% de la radioactivité totale des déchets.
Que dire des 32,2% restants dont la radioactivité durera plus de 300 ans.
L'ANDRA estime que le volume des déchets devrait doubler d'ici 2030 pour atteindre 2,5 millions de mètres cubes (il va falloir en construire des piscines).
Au vu de ce rapport et des prévision de l'ANDRA il est plus que temps d'envisager une vraie politique énergétique avec un réel développement des énergies renouvelables; sinon nous croulerons sous des déchets dont nous ne savons absolument pas quoi faire; il y a 30 ans quand on soulevait ce débat les partisans de cette énergie disaient qu'il ne fallait pas s'inquiéter et que d'ici le démentellement des premières centrales, la solution aux déchets serait trouvée. 30 plus tard il n'y a toujours pas de solution (l'enfouissement toujours prôné en France est abandonné par les USA et l'Allemagne, depuis la pollution d'une mine de sel, fait également machine arrière).
Nous devons nous socialistes clairement nous positionner sur le type d'énergies que nous voulons pour le futur et être force de propositions pour faire diminuer régulièrement la part des énergies non renouvelables.