Et vous, les parents, vous êtes souvent sous pression : accompagner le petit pour sa première entrée en maternelle, voir l’aîné(e) entrer en 6 ème, affronter l’année du bac ou faire face à l’entrée en Université... Qu’elle soit routinière ou qu’elle représente un cap à franchir, la rentrée est rarement simple.
La politique gouvernementale vous aide-t-elle ?
À Clamart, vous avez dû vous mobiliser avec vos fédérations pour obtenir la réouverture d’une classe maternelle à Monet, pour avoir une dotation supplémentaire de 13 heures de cours au collège Maison Blanche et pour que l’affectation au lycée n’entraîne pas un trajet d’une heure ! L’équipe municipale a soutenu vos démarches.
Vous savez que 16 000 postes d’enseignants sont fermés (après bien d’autres les années passées) et vous vous inquiétez pour les effectifs dans les classes.
Vous savez que les nouveaux enseignants vont faire des études encore plus longues (éventuellement) mais n’auront aucune formation professionnelle préalable. Vous savez que ces «nouveaux» partiront de temps en temps mais vous ne savez pas qui les remplacera ; les brigades de remplacement seront vite bloquées sur les congés de maternités, par les épidémies ou autres contingences et vous verrez arriver alors un retraité, un contractuel à la formation tout aussi indécise ou un étudiant en deuxième année de n’importe quelle discipline. À chaque période de formation de ces nouveaux maîtres, il y a toute probabilité que votre enfant ait un remplaçant différent !
Vous vous êtes inquiété tout l’été pour votre budget : qu’alliez vous choisir, entre la demi-part d’impôt ou l’aide au logement du «grand» ? Cette mesure a été rapportée mais elle montre la petite connaissance que nos ministres ont des problèmes des familles. En province le logement des étudiants hors du foyer est une quasi obligation. En Île de France elle peut être nécessaire aussi : galère pour trouver un logement, clauses abusives dans les bails, loyers exorbitants, manque de chambres universitaires (pire : on en détruit à Antony !)...
J’arrête. Mais vous, vous aurez peut-être envie de signaler d’autres problèmes, d’autres situations. N’hésitez pas : les commentaires vous sont largement ouverts.
61 milliards d'€, 961616 fonctionnaires (loi de finance 2010) sont mis cette année à la disposition de l'Education Nationale (80 milliards d'€ avec l'enseignement supérieur). La France reste parmi le peloton de tête des pays au monde qui accordent le plus de moyen à leur système éducatif.
C'est le 1er budget de l'Etat, bientôt rattrapé par la charge de la dette publique qui s’élève à plus de 42 milliards d’€.
Dans ces conditions, le contribuable est en droit d’attendre des personnels de l’Education Nationale (pour la plupart cadres) qu’ils s’interrogent et qu’ils mettent en place des organisations visant à optimiser ces moyens mis à leur disposition.
Quant à la situation des nouveaux enseignants, elle est similaire à celle que connaissent tous les autres jeunes diplômés des universités et des grandes écoles qui entrent dans la vie active (Commerces, Finances, Industries, Transports…) sans être pris en charge un an par un IUFM.
A ma connaissance, tous ces jeunes diplômés ont fait l’effort de financer leurs études (souvent par l’emprunt) et lorsqu’ils sont dans la vie active se chargent eux mêmes de leur formation complémentaire.
Beaucoup d’enseignants le comprennent.
Peut être que le même effort de compréhension sur la dépense publique pourrait être fait au PS Clamart.
Autrement dit «faire mieux avec moins», comme chez les policiers, les gendarmes, les hospitaliers, les magistrats, etc. (Il n’y a qu’au gouvernement et à la présidence qu’on pouvait être plus nombreux pour faire moins bien...) C’est comme ça que les enfants aussi doivent apprendre mieux dans des classes plus chargées, pendant moins d’heures de cours avec des profs moins formés. Super.
Sur la formation des enseignants : peut-on assimiler enseigner aux élèves et vendre un produit financier ? Ou des voitures... . Les futurs enseignants se paient leurs études comme les autres mais je ne vois pas comment ces étudiants vont pouvoir : 1. préparer leur master dans une discipline donnée - 2. préparer leur concours professionnel - 3. suivre une formation théorique payante dans le privé - 4. trouver des lieux de stages (dans quelles classes ?) et - 5. travailler pour payer leurs études. Matériellement impossible. Et adieu l’ascenceur social des écoles normales ou des IUFM - parce que le coup du prêt on verra comment les banques les accorderont à Myriam ou Django, ou simplement à Jean, fils de petit agriculteur qui veut devenir enseignant !
Dans la vision du monde qui nous est imposée, on baisse les rentrées fiscales au profit des plus riches en asséchant le budget, on casse les administrations par des fermetures, des regroupements mal préparés, des déplacements intempestifs, on introduit les méthodes du privé de management par la peur et la précarité, pour finalement tout confier au privé censé faire mieux. Ce n’est pas mon idéal.
Patrice, vous aimez bien nous asséner des chiffres en particulier quand il s’agit de l’Education nationale. Ah ! l’Education nationale, mère de tous les désastres qui pompe l’argent des contribuables. Ce serait tellement mieux si l’école était privée.
Chacun pour soi, telle est votre rengaine préférée, (à propos des futurs enseignants je vous signale qu’ils ont déjà - comme les autres étudiants que vous citez - payé leurs études ; le master c’est cinq ans d’étude à l’université, ce n’est pas gratuit que je sache, la plupart ont déjà travaillé pour les payer leurs études sauf sans doute ceux dont les parents ont la chance de faire partie des bénéficiaires du bouclier fiscal). Nous n’avons pas la même vision du monde : les futurs enseignants sont l’avenir de nos enfants, nous leurs devons une formation pédagogique qu’ils ne trouveront pas au cours de leurs cinq ans d’université ; là où ils auront fait le plein de connaissances et de savoirs, ils n’auront en aucune façon appris à les transmettre au plus grand nombre. Une société se doit d’élever le savoir du plus grand nombre et pas seulement d’une élite.
Contribuable je suis, et je souhaite que mon argent serve à tous ; je suis prête à en donner plus si besoin est, mais que tous y participent y compris les plus riches . A quoi sert que d’aucuns aient les poches pleines à ne savoir qu’en faire ; une bonne partie de la dette n’est le fait ni des enseignants, infirmiers, policiers, magistrats et autres mais bien le fait de ceux qui se refusant à partager leurs richesses trouvent toujours qu’ils payent trop d’impôts.
Quelle est la part de ce budget réservée aux établissements? Sur le blog de l'UMP on ne cesse d'attaquer la région sur les lycées mais si cette dernière est chargée des équipements en quoi est- elle responsable de l'enseignement et pourquoi ne trouve - t- on rien sur les collèges relevant du conseil général ? Il faut aller voir dans quelles conditions étudient les collégiens a Maison Blanche, serres comme des sardines, alors que les Elus de Clamart ne cessent de réclamer un collège supplémentaire?
Quant aux CIO qu'ont -ils comme moyens ? Envoyez vos enfants pour des conseils sur l'orientation: on leur répond : on ne peut rien faire. La destruction de l'enseignement public est bien réelle : on nous dit : il faut développer les filières professionnelles : oui, mais ou ? Dans des établissements prives a 6000 euros minimum par an! Les bourses ? Pour en avoir il faut mourir de faim! Nos enfants ont quel avenir dans ce système ? Christiane a raison l'ascenseur social n'est plus, il dégringole : que chacun se débrouille, tant mieux pour ceux qui ont, tant pis pour les autres voilà la devise de ce gouvernement qui nous brise le moral un peu plus tous les jours
Dans les "éléments de langage" du chef sarko, il y a : "la France est le pays qui consacre le plus d'argent à l'Education". Faux et archifaux, ne répétez pas bêtement ce que dit l'empereur, cher Patrice, documentez vous! Des études sérieuses et récentes démontrent que parmi les 30 pays de l'OCDE, la France se situe nettement en dessous de la moyenne pour sa dépense par élève!Même si les moyens ne font pas tout, il y a quand même une limite!Je signale entre autre que le baby boom de l'an 2000 arrive bientôt au collège et que le manque de profs va être dramatique.Mais on ssait bien que l'éducation du peuple n'a jamais été une priorité de la Droite! du moment que les "héritiers" aillent dans les grandes écoles et les meilleures filières et qu'on amuse un peu la galerie avec quelques "pauvres" à Sciences po!
Les meilleures écoles comme l'ENA qui ne sait plus que produire des technocrates prétentieux, méconnaissant les réalités de terrain et ayant pour une grande partie contribue a construire une politique stupide, inapplicable sur le terrain et d'un coût faramineux. Les mêmes qui aujourd'hui bafouent les compétences des régions en matière de formation professionnelle puisque les régions dont a gauche.
L'ENA a été créée dans un contexte particulier sui n'est plus le même aujourd'hui.
Quelques pauvres a Sciences-po oui, exact et comme nous devenons tous peu plus pauvres si nos enfants vont a sciences- po il faudra payer 6000 euros par an également, sans bourse!
On verra ce que diront les hauts fonctionnaires complices de ces mesures, lorsqu'apres la retraite, le gouvernement s'attaquera au statut de la fonction publique font la plupart font partie!
Pour moi, les "grandes écoles "ne devraient pas exister. C'est un scandale puisque les coûts énormes de ces écoles pour riches sont finalement payées par tous!Et effectivement ça nous donne un vivier de technocrates privilégiés qui ne pensent qu'à se faire du pognon en passant du public au privé.Il faut intégrer les grandes écoles dans les universités!